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Retour sur les tendances du premier trimestre 2026

Au premier trimestre 2026, dans la continuité de la tendance observée depuis quelques mois, le marché de l’électricité a été marqué par une offre abondante et une consommation faible, conséquence d’un hiver doux. Ce contexte a entraîné une nette baisse des prix spot par rapport au premier trimestre de l’an dernier (71 €/MWh en moyenne contre 100€/MWh), marqué notamment par l’apparition des premières occurrences d’épisodes de prix négatifs dès le mois de février. Le cumul de ces heures à prix négatifs a atteint un volume inédit (70h au T1 2026 contre 10h au T1 2025). ​

Le mois de mars a été marqué par l’actualité internationale, la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, qui ont entraîné une hausse importante des prix des produits pétroliers et gaziers. Entre février et mars, le prix du gaz sur le hub d’échange de référence en Europe (TTF) a augmenté de 73 % pour une livraison en mai 2026. Dans une moindre mesure, ces mouvements se sont également répercutés sur les marchés de l’électricité. Sur les prix à terme de l’électricité, la hausse est restée contenue (entre février et mars : +13 % sur le produit calendaire (base) pour l’année 2027). Le marché spot a connu une hausse de la volatilité depuis début mars. Les spreads de prix journaliers ont nettement augmenté (130 €/MWh en mars 2026), avec des niveaux de prix élevés observés lors des pointes du matin (7h–10h) et du soir (18h–21h), périodes durant lesquelles les moyens de production à gaz sont davantage sollicités. À l’inverse, les prix sont restés bas en milieu de journée et durant la nuit.​

Ainsi, cette période met en lumière deux effets principaux : d’une part, une incitation accrue à l’électrification des usages aujourd’hui dépendants des produits pétroliers et gaziers, la hausse des prix de l’électricité restant limitée en comparaison. D’autre part, l’augmentation des écarts de prix au cours de la journée constitue une opportunité pour les acteurs disposant d’actifs flexibles (producteurs, consommateurs, stockeurs).​


Rédacteurs : Marie-Sarah Deviller, Julie Nigron, Vincent Dassibat et Alexandre Malpaux

ContributeursThibault Janvier et Quentin Fontaine